Machine à sous en ligne suisse : ce que la licence impose vraiment

Une machine à sous en ligne suisse ne ressemble pas à ce qu'on trouve sur un site offshore. Derrière chaque rouleau qui tourne, il y a une concession fédérale, un audit indépendant et une liste de règles que l'opérateur doit respecter jour après jour. Le cadre est serré, et c'est justement ce qui change l'expérience de jeu.

La Suisse a fait un choix clair avec la loi sur les jeux d'argent entrée en vigueur le 1er janvier 2019. Seuls les exploitants titulaires d'une concession délivrée par la Commission fédérale des maisons de jeu, la CFMJ, peuvent proposer des jeux en ligne aux résidents. Quatre licences ont d'abord été attribuées, puis d'autres ont suivi. En 2026, la liste reste courte, et elle bouge peu.

Ce qui compte pour vous, joueur, tient en une phrase : votre opérateur doit prouver en permanence qu'il mérite sa licence. Contrôles anti-blanchiment, vérification d'identité, audits de générateurs aléatoires, protection des mineurs. Un casino qui échoue sur un seul de ces points risque sa concession. Voilà pourquoi le marché suisse des machines à sous se lit d'abord comme un dossier de conformité, pas comme un catalogue de bonus.

Qui a le droit d'exploiter une machine à sous en ligne en Suisse ?

La réponse tient dans un document : la concession CFMJ. Sans elle, un site qui accepte des joueurs résidant en Suisse se place hors la loi, et l'accès peut être bloqué au niveau des fournisseurs d'accès internet. La liste officielle des titulaires est publique et mise à jour par la CFMJ, ce qui permet de vérifier un opérateur en moins de deux minutes.

Les concessions sont accordées pour une durée limitée, généralement dix ans, avec des conditions de renouvellement strictes. L'exploitant doit démontrer une assise financière solide, un système de surveillance des transactions et un dispositif de jeu responsable actif. La CFMJ exige aussi une présence physique : les casinos en ligne suisses sont adossés à des maisons de jeu terrestres existantes, comme ceux de Bâle, Berne, Lucerne, Montreux, Neuchâtel ou Saint-Gall.

Cette architecture a une conséquence directe sur l'offre de machines à sous. Un opérateur concessionnaire ne peut pas piocher librement dans le catalogue mondial. Il travaille avec des fournisseurs agréés, et chaque jeu doit passer une certification avant d'être mis en ligne. Vous ne trouverez donc pas n'importe quel titre, mais vous trouverez des titres vérifiés.

Quels opérateurs détiennent une concession en 2026 ?

La CFMJ a attribué des concessions à plusieurs groupes, dont Swiss Casinos, Grand Casino Baden, Casino Zürichsee et Stadtcasino Baden. Ces entités exploitent des plateformes comme Swisscasinos.ch, Jackpots.ch, Casino777.ch et StarVegas.ch. Le nombre de licences reste inférieur à dix, ce qui distingue nettement la Suisse de marchés voisins comme l'Allemagne ou l'Italie, où les opérateurs agréés se comptent par dizaines.

Cette rareté a un effet secondaire intéressant. Les opérateurs suisses ne se battent pas sur le nombre de jeux mais sur la qualité de l'expérience et la confiance. Un site comme Jackpots.ch mise sur un catalogue resserré et une interface sobre. Casino777.ch, lui, s'appuie sur l'héritage du casino de Montreux. StarVegas.ch joue la carte du divertissement. Chacun a sa ligne, aucun ne peut se permettre un dérapage réglementaire.

Pour le joueur, cela signifie une chose simple : la concurrence ne se fait pas sur des bonus de 500 % impossibles à débloquer, mais sur des services vérifiables. Paiements rapides, support en français et en allemand, limites de dépôt claires. Le terrain de jeu est plus étroit, mais il est balisé.

Pourquoi les casinos offshore restent-ils si visibles ?

Parce qu'ils ne dépendent pas de la CFMJ. Un site exploité sous licence de Curaçao, d'Anjouan ou de Malte peut accepter des joueurs suisses sans concession fédérale. Ce n'est pas illégal pour vous en tant que joueur, mais l'opérateur n'a aucune obligation de reporting auprès des autorités suisses, et le recours en cas de litige devient nettement plus compliqué.

La différence se joue sur trois plans. D'abord la protection des données : un concessionnaire suisse est soumis à la loi fédérale sur la protection des données, un offshore beaucoup moins. Ensuite la fiscalité : les gains issus de jeux en ligne proposés par des opérateurs concessionnaires sont exonérés d'impôt sur le revenu en Suisse, alors que la situation d'un site étranger est plus floue. Enfin le règlement des litiges : la CFMJ impose une procédure interne, puis un recours possible.

Cela ne rend pas les sites offshore inintéressants. Certains proposent des catalogues de plusieurs milliers de machines à sous, des fournisseurs comme Pragmatic Play, Hacksaw Gaming ou Nolimit City, et des plafonds de retrait plus élevés. Mais vous jouez alors sous une autre juridiction, avec d'autres règles. À vous de savoir ce que vous achetez.

Ce que la licence impose concrètement : AML, KYC et audits

Un opérateur concessionnaire en Suisse ne peut pas se contenter d'afficher un logo de régulateur. Il doit appliquer un dispositif anti-blanchiment conforme à la loi sur le blanchiment d'argent, la LBA. Cela signifie identifier chaque client, surveiller les transactions et signaler les opérations suspectes au MROS, le Bureau de communication en matière de blanchiment d'argent.

Concrètement, la vérification d'identité intervient avant le premier retrait, parfois avant le premier dépôt selon la politique du site. Vous fournissez une pièce d'identité, une preuve d'adresse de moins de trois mois, et parfois une preuve de l'origine des fonds au-delà d'un certain seuil. Ce n'est pas de la paperasse gratuite : c'est la condition pour que la licence reste valable.

Les seuils comptent. Un dépôt ou un retrait qui dépasse un montant défini par l'opérateur déclenche une vérification renforcée. Les casinos suisses appliquent en général des limites mensuelles de dépôt configurables, souvent entre 1 000 et 5 000 francs selon le profil et le site. Le joueur peut demander à réduire ces limites, jamais à les augmenter au-delà du plafond fixé par l'exploitant.

Comment fonctionne la vérification d'identité sur un casino suisse ?

Le processus se déroule en trois étapes. Vous créez un compte, vous jouez éventuellement en mode démo, puis vous soumettez vos documents au moment du retrait. La validation prend en général entre quelques minutes et 48 heures. Certains opérateurs utilisent une vérification automatisée par reconnaissance documentaire, d'autres passent par un agent humain.

Les documents acceptés sont standardisés : passeport ou carte d'identité suisse, permis de séjour pour les résidents étrangers, justificatif de domicile comme une facture d'électricité ou un relevé bancaire de moins de trois mois. Un selfie avec la pièce d'identité est parfois demandé. Refuser cette étape bloque définitivement tout retrait, quelle que soit la somme gagnée sur les machines à sous.

Un détail que peu de joueurs anticipent : le nom du compte bancaire doit correspondre exactement au nom du compte de jeu. Un virement depuis le compte d'un tiers est rejeté, et peut entraîner la fermeture du compte. C'est une règle LBA, pas une lubie du service client.

Quels audits les machines à sous suisses subissent-elles ?

Chaque jeu proposé par un opérateur concessionnaire passe par un laboratoire de test indépendant. Les plus connus dans le secteur sont GLI, BMM Testlabs et eCOGRA. Ces organismes vérifient le générateur de nombres aléatoires, le taux de retour au joueur affiché et la conformité du jeu aux règles suisses. Un jeu non certifié ne peut pas être mis en ligne.

Le taux de retour au joueur, ou RTP, est un chiffre clé. Sur une machine à sous, il se situe généralement entre 94 % et 97 % sur les titres modernes. Un RTP de 96 % signifie que sur un très grand nombre de parties, l'opérateur redistribue 96 francs pour 100 francs misés. Cela ne dit rien sur une session de 50 tours, mais cela encadre l'offre dans le temps long.

Les audits ne s'arrêtent pas au logiciel. La CFMJ contrôle aussi les flux financiers, la séparation entre les fonds des joueurs et ceux de l'exploitant, et la solidité du capital. Un casino suisse doit maintenir une garantie bancaire couvrant les avoirs des joueurs. En clair, votre solde n'est pas censé financer les dépenses courantes de l'opérateur.

Quelles limites de dépôt s'appliquent légalement ?

La loi suisse impose des limites par défaut que le joueur peut réduire mais pas supprimer. Les opérateurs concessionnaires appliquent en général un plafond mensuel de dépôt, souvent fixé autour de 4 000 francs pour les joueurs occasionnels, ajustable à la baisse. Certains sites proposent des paliers de 500, 1 000, 2 000 ou 3 000 francs par mois.

Le joueur peut aussi fixer des limites quotidiennes ou hebdomadaires, et activer une période de réflexion. Ces mécanismes sont intégrés à l'interface, pas cachés dans un formulaire PDF. Un opérateur qui rendrait ces outils difficiles d'accès s'exposerait à une sanction de la CFMJ.

Un point souvent mal compris : les limites de dépôt ne sont pas des recommandations. Une fois fixées, elles s'appliquent immédiatement, et leur relèvement prend effet après un délai de carence, généralement 24 à 72 heures. Ce délai existe pour éviter les décisions prises à chaud après une série de pertes.

Le jeu responsable : une obligation, pas un argument marketing

En Suisse, le jeu est interdit aux mineurs. L'âge légal pour jouer sur une plateforme concessionnaire est de 18 ans. Les opérateurs doivent vérifier l'âge lors de l'inscription, et bloquer tout compte suspecté d'appartenir à un mineur. La vérification ne se limite pas à une case à cocher.

Le dispositif national de protection repose sur plusieurs piliers. Il existe une liste d'exclusion volontaire gérée au niveau fédéral, ainsi que des registres d'exclusion tenus par les maisons de jeu et les loteries. Un joueur inscrit sur ces listes ne peut plus ouvrir de compte ni jouer, y compris en ligne, sur l'ensemble des opérateurs concessionnaires.

Les sites doivent aussi afficher en permanence les coordonnées d'aide. En Suisse, la ligne d'assistance Jeu Excessif est joignable au 0800 040 080, gratuite et confidentielle. Les opérateurs doivent également proposer un test d'auto-évaluation et un accès direct aux structures de conseil cantonales.

Comment demander son auto-exclusion en Suisse ?

La démarche passe par le registre national des exclus du jeu. Vous pouvez demander votre inscription auprès d'une maison de jeu, d'une loterie ou via le portail cantonal compétent. Une fois enregistré, l'exclusion s'applique à tous les opérateurs concessionnaires, en ligne comme en dur, pour une durée minimale de trois mois renouvelable.

Les opérateurs en ligne doivent aussi offrir une auto-exclusion interne, activable en quelques clics depuis le compte joueur. Cette mesure bloque l'accès au compte, souvent pour une période de 24 heures à 6 mois selon le choix. Elle n'a pas la portée du registre national, mais elle est immédiate.

Un joueur qui tente de contourner une auto-exclusion en ouvrant un compte sous un autre nom s'expose à la fermeture du compte et à la confiscation des gains. Les casinos suisses croisent les données d'identité, et la détection est fiable.

Les gains sont-ils imposables en Suisse ?

Non, dans le cadre des opérateurs concessionnaires. Les gains issus de jeux d'argent proposés par des exploitants titulaires d'une concession suisse sont exonérés de l'impôt sur le revenu pour les personnes physiques. C'est un avantage concret par rapport à plusieurs pays européens où les gains sont taxés à la source.

Attention à la nuance : si vous jouez sur un site offshore, la situation fiscale est moins claire et dépend de votre canton et de votre situation personnelle. Le principe d'exonération s'applique aux opérateurs concessionnaires, pas à tous les sites accessibles depuis la Suisse.

Les opérateurs, eux, paient une taxe sur les jeux en ligne. Le taux est fixé à 20 % du produit brut des jeux pour les maisons de jeu en ligne, ce qui alimente notamment l'AVS et les cantons. Ce n'est pas votre problème directement, mais cela explique pourquoi les bonus suisses sont plus modestes que sur les marchés offshore.

Comparer les opérateurs : ce qui distingue vraiment les plateformes suisses

Comparer deux casinos suisses ne revient pas à comparer deux catalogues de machines à sous. Les fournisseurs se recoupent largement : NetEnt, Microgaming, Evolution pour le live, Pragmatic Play pour les titres à forte volatilité. Ce qui change, c'est la structure des paiements, la qualité du support et la politique de bonus.

Le tableau ci-dessous résume les principaux opérateurs concessionnaires et quelques sites offshore populaires auprès des joueurs suisses. Les données portent sur les conditions générales affichées en 2026 et peuvent évoluer.

OpérateurLicenceDélai de retrait indicatifFournisseurs pharesParticularité
Swisscasinos.chCFMJ (Suisse)1 à 3 joursNetEnt, MicrogamingRéseau de casinos terrestres
Jackpots.chCFMJ (Suisse)1 à 2 joursPragmatic, NetEntCatalogue resserré
Casino777.chCFMJ (Suisse)1 à 3 joursEvolution, NetEntHéritage Montreux
StarVegas.chCFMJ (Suisse)1 à 3 joursMicrogaming, EvolutionAccent divertissement
Bet365 CasinoMalte (MGA)1 à 5 joursPlaytech, EvolutionÉcosystème paris sportifs
Stake CasinoCuraçaoInstantané à 24 hHacksaw, PragmaticPaiement crypto
Wild Sultan CasinoCuraçao24 à 72 hNetEnt, Play'n GOBonus de bienvenue élevé
22Bet CasinoCuraçaoQuelques heures à 48 hPragmatic, BetsoftLarge choix de paiements

Le contraste saute aux yeux. Les opérateurs suisses sont plus lents sur les retraits, mais ils appliquent les règles CFMJ. Les sites offshore sont plus rapides et plus généreux en bonus, mais ils opèrent sous une autre juridiction, avec des recours moins directs. Aucun des deux n'est « meilleur » dans l'absolu : tout dépend de ce que vous cherchez.

Quel opérateur choisir selon votre profil ?

Si vous jouez pour le divertissement avec des mises modestes, un concessionnaire suisse reste le choix le plus simple. La fiscalité est claire, le recours existe, et les limites de dépôt protègent votre budget. Swisscasinos.ch ou Jackpots.ch couvrent ce besoin avec un catalogue suffisant pour ne pas s'ennuyer.

Si vous cherchez un titre précis, une volatilité extrême ou des mises élevées, l'offre suisse peut sembler étroite. C'est là que des plateformes comme Stake Casino, Roobet Casino ou BitStarz Casino entrent en jeu. Elles proposent des milliers de machines à sous, des fournisseurs comme Nolimit City ou Relax Gaming, et des retraits en crypto en quelques minutes. En contrepartie, vous acceptez une licence Curaçao et ses limites.

Un profil intermédiaire existe. Des opérateurs sous licence MGA, comme Bet365 Casino, Unibet Casino ou Mr Green Casino, offrent un cadre européen solide sans être soumis à la CFMJ. Ce n'est ni le confort suisse ni la liberté totale d'un site Curaçao, mais un compromis souvent raisonnable.

Comment vérifier qu'un opérateur respecte ses obligations ?

Trois vérifications suffisent. D'abord, cherchez le numéro de concession CFMJ sur le site et recoupez-le avec la liste officielle de la commission. Ensuite, lisez les conditions générales sur les retraits : délais, frais éventuels, plafonds. Enfin, testez le support avant de déposer, en posant une question précise sur la vérification d'identité.

Un opérateur sérieux répond clairement. Un site qui élude, renvoie vers une FAQ vague ou promet des retraits instantanés sans vérification envoie un signal. Sur le marché suisse, aucune plateforme concessionnaire ne peut contourner le KYC. Si un site prétend le contraire, il n'est pas suisse.

Regardez aussi la présence des logos d'audit. eCOGRA, GLI ou BMM Testlabs affichent généralement leur certification en pied de page. Leur absence n'est pas une preuve de fraude, mais leur présence est un indice positif.

Les machines à sous elles-mêmes : RTP, volatilité et fournisseurs

Une machine à sous se juge sur trois paramètres techniques. Le RTP, d'abord, qui donne le taux de redistribution théorique. La volatilité, ensuite, qui décrit l'amplitude des gains : une volatilité élevée promet des gains rares mais importants, une volatilité faible des gains fréquents mais modestes. La fréquence de gain, enfin, qui indique le pourcentage de tours gagnants.

Sur le marché suisse, les titres proposés tournent autour d'un RTP de 94 % à 96 %. Certains jeux affichent 96,5 %, d'autres descendent à 94 %. L'écart peut sembler mince, mais sur 10 000 tours à 1 franc, la différence entre 94 % et 96 % représente 200 francs d'espérance de retour en plus.

Les fournisseurs présents chez les concessionnaires suisses sont peu nombreux mais solides. NetEnt, Microgaming, Pragmatic Play, Play'n GO et Evolution dominent. Evolution occupe une place à part avec ses jeux live, où un croupier réel anime la table depuis un studio. Les machines à sous restent toutefois le cœur de l'offre, avec des titres comme Gates of Olympus, Book of Dead ou Starburst.

Quel RTP choisir pour une machine à sous ?

Visez 96 % ou plus quand l'information est disponible. Sur les casinos suisses, le RTP est souvent affiché dans la fiche du jeu, ce qui permet de comparer. Sur les sites offshore, l'information est parfois cachée, et certains opérateurs proposent des versions à RTP réduit, parfois 92 % ou 94 %.

Un RTP élevé ne garantit rien sur une session courte. Sur 100 tours, la variance domine largement. Sur 100 000 tours, le RTP devient visible. C'est une donnée de long terme, utile pour choisir un jeu, pas pour prédire une soirée.

La volatilité compte autant. Un joueur avec un budget de 50 francs préférera une volatilité faible ou moyenne, avec des mises de 0,20 à 0,50 franc. Un joueur avec 500 francs peut envisager une volatilité élevée et des mises de 1 à 2 francs. Le choix dépend du budget, pas du jeu lui-même.

Les fournisseurs de jeux sont-ils contrôlés ?

Oui, indirectement. Un fournisseur ne peut pas placer un jeu chez un opérateur concessionnaire suisse sans certification. Les laboratoires de test vérifient le code du générateur aléatoire, la conformité du RTP annoncé et l'absence de manipulation. Un fournisseur qui échoue perd l'accès au marché suisse, ce qui représente un manque à gagner réel.

Les grands noms du secteur, comme Pragmatic Play, NetEnt ou Microgaming, sont certifiés sur de nombreux marchés régulés, ce qui facilite leur entrée en Suisse. Les studios plus petits, comme Hacksaw Gaming ou Nolimit City, sont surtout présents chez les opérateurs offshore, car leur certification multi-marchés est plus récente.

Un jeu certifié porte parfois un logo d'audit dans son menu d'aide. C'est un repère utile, mais pas une garantie absolue : la certification porte sur une version du jeu, et les mises à jour doivent être revalidées.

Paiements, retraits et fiscalité : le mode d'emploi suisse

Les moyens de paiement acceptés par les casinos suisses sont plus restreints qu'ailleurs. Cartes de crédit, virements bancaires, TWINT et parfois PayPal composent l'essentiel de l'offre. Les cryptomonnaies sont absentes chez les concessionnaires, alors qu'elles sont courantes sur les sites offshore.

Les délais de retrait varient. Un virement bancaire depuis un casino suisse prend en général 1 à 3 jours ouvrables. Les portefeuilles électroniques, quand ils sont proposés, réduisent ce délai à quelques heures. Les retraits en crypto sur des sites comme Stake Casino ou Roobet Casino peuvent être instantanés, mais ils sortent du cadre réglementaire suisse.

Les frais sont un point à surveiller. La plupart des casinos suisses ne facturent pas de frais sur les retraits, mais votre banque peut appliquer des frais de traitement. Sur les sites offshore, certains opérateurs facturent 2 à 5 % sur les petits retraits, ou imposent un nombre minimum de transactions avant le premier versement.

Quel est le montant minimum de retrait ?

Chez les concessionnaires suisses, le minimum se situe souvent entre 20 et 50 francs. Certains sites descendent à 10 francs, mais cela reste rare. Sur les plateformes offshore, le minimum peut être plus bas, parfois 10 euros ou l'équivalent, mais les frais fixes rendent les petits retraits peu intéressants.

Le plafond compte aussi. Les casinos suisses appliquent des limites de retrait mensuelles, souvent entre 10 000 et 50 000 francs selon le site et le profil du joueur. Les sites offshore affichent parfois des plafonds plus élevés, mais ils imposent souvent des vérifications supplémentaires au-delà d'un certain montant.

Un joueur qui gagne une somme importante sur une machine à sous doit anticiper ces plafonds. Un gain de 20 000 francs peut être versé en plusieurs fois si le plafond mensuel est de 10 000 francs. Ce n'est pas une rétention abusive, c'est une règle contractuelle affichée dans les conditions générales.

Les bonus sont-ils autorisés en Suisse ?

Oui, mais encadrés. Les opérateurs concessionnaires peuvent proposer des bonus, à condition de respecter les règles de la CFMJ et de ne pas encourager le jeu excessif. Les bonus de bienvenue suisses sont donc plus modestes que sur les sites offshore : souvent 100 à 500 francs, avec des conditions de mise claires, généralement 20x à 40x.

Les bonus sans dépôt existent, mais restent rares et plafonnés. Un free spins offert sur une machine à sous précise, avec un gain maximum de 50 à 100 francs, est un format courant. Les bonus de 2 000 francs avec 10 tours gratuits illimités relèvent du marché offshore, pas du marché suisse.

Lisez toujours les conditions de mise avant d'accepter un bonus. Un bonus de 100 francs avec un wager de 40x demande 4 000 francs de mises avant tout retrait. Sur une machine à sous à 96 % de RTP, l'espérance de perte sur ces 4 000 francs tourne autour de 160 francs. Le bonus n'est donc pas toujours avantageux.

Questions fréquentes sur les machines à sous en Suisse

Peut-on jouer à une machine à sous en ligne en Suisse sans licence ?

Oui, techniquement. Les sites offshore sont accessibles depuis la Suisse, et jouer n'est pas pénalement sanctionné pour le joueur. En revanche, ces opérateurs n'ont aucune obligation envers la CFMJ, et les recours en cas de litige passent par des juridictions étrangères. Le confort et la protection sont nettement moindres.

Quel est l'âge minimum pour jouer en ligne en Suisse ?

18 ans, sans exception. Les opérateurs concessionnaires vérifient l'âge à l'inscription et peuvent demander une pièce d'identité. Un compte ouvert par un mineur est fermé, et les gains éventuels sont annulés. La règle s'applique aussi aux sites offshore qui revendiquent une politique de jeu responsable, même si le contrôle est souvent moins strict.

Les gains sur les machines à sous suisses sont-ils taxés ?

Non, lorsqu'ils proviennent d'un opérateur concessionnaire suisse. Ces gains sont exonérés de l'impôt sur le revenu pour les personnes physiques. Pour les sites offshore, la situation dépend de votre canton et de votre statut. En cas de doute, un conseil fiscal reste la meilleure option.

Combien de temps prend un retrait sur un casino suisse ?

Comptez 1 à 3 jours ouvrables pour un virement bancaire, une fois la vérification d'identité terminée. Les portefeuilles électroniques réduisent ce délai à quelques heures. La première demande de retrait est toujours plus longue, car elle inclut la validation des documents. Les suivantes sont plus rapides.

Un casino suisse peut-il fermer mon compte sans explication ?

Il peut fermer un compte, mais doit généralement en informer le titulaire et restituer le solde, sauf en cas de fraude présumée ou de violation des conditions générales. Les motifs typiques sont la suspicion de blanchiment, l'usage d'un compte tiers ou la tentative de contournement d'une auto-exclusion. Le solde reste dû dans la plupart des cas.

Les machines à sous suisses sont-elles truquées ?

Non. Chaque jeu est certifié par un laboratoire indépendant, et le générateur aléatoire est vérifié. Cela ne signifie pas que vous gagnerez, mais que le résultat de chaque tour est déterminé par un algorithme testé, sans intervention humaine. La maison conserve un avantage mathématique, comme partout dans le monde.

Ce qu'il faut retenir avant de choisir une machine à sous en ligne suisse

Le marché suisse des machines à sous repose sur un principe simple : peu d'opérateurs, beaucoup d'obligations. Une concession CFMJ n'est pas un logo décoratif. Elle implique des audits réguliers, une vérification d'identité systématique, des limites de dépôt encadrées et une fiscalité claire pour le joueur.

Les sites offshore restent une alternative pour qui cherche un catalogue plus large ou des retraits en crypto. Mais il faut savoir ce qu'on échange : la protection d'un cadre fédéral contre la liberté d'une juridiction plus souple. Aucun des deux modèles n'est parfait, et le bon choix dépend de vos priorités.

Si le jeu cesse d'être un loisir, la ligne d'assistance Jeu Excessif est joignable gratuitement au 0800 040 080, et l'inscription au registre national des exclus bloque l'accès à l'ensemble des opérateurs concessionnaires pour une durée minimale de trois mois. Le jeu doit rester un divertissement, avec un budget fixé à l'avance et jamais dépassé.